La réforme introduite par la loi n°016/2025 du 27 juin 2025 sur les partis politiques arrive à son échéance. Ce texte impose aux formations politiques de nouvelles obligations pour conserver leur existence légale.
Lors de son adoption par le Parlement de la Transition, un délai de douze mois avait été accordé aux partis pour se conformer aux exigences prévues : disposer d’un siège social, être bancarisés, tenir régulièrement leurs instances dirigeantes, avoir une comptabilité conforme et justifier d’au moins 10 000 adhérents disposant chacun d’un Numéro d’identification personnel (NIP).
Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a confirmé que la date limite de mise en conformité est fixée au 27 juin 2026.
À quelques semaines de cette échéance, plusieurs partis politiques ne sont toujours pas en règle. Le ministère de l’Intérieur procédera alors à une vérification administrative afin d’identifier les formations conformes et celles qui ne le sont pas.
Les partis n’ayant pas respecté les nouvelles dispositions s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension ou la dissolution. Il sera donc difficile d’évoquer une atteinte à la démocratie, puisque tous les acteurs politiques ont été informés du contenu de la réforme ainsi que du calendrier fixé par les autorités.
Le 27 juin 2026 pourrait ainsi marquer un tournant dans la restructuration du paysage politique gabonais.


