Le mal des décisions

Les décisions naissent pour la plupart , des institutions étatiques. Elles ont pour rôle principal l’organisation et la régulation de la vie des communautés urbaines.

Un pays, une ville ou une société vivant sans la moindre décision, ouvrirait inévitablement la voie aux désordre sous toutes ses formes.
Pour éviter un laisser aller généralisé, les autorités, guidées par un esprit de discernement, prennent des textes qui servent de garde fous contre les débordements.

Cependant, une décision ne vit pas réellement au moment de sa déclaration ; elle prend vie lorsqu’elle entre dans sa phase d’effectivité concrète.

Les décisions naissent en grand nombre mais beaucoup demeurent sans véritable application sur le terrain.
Plusieurs exemples illustrent cette réalité : L’interdiction d’abandonner les épaves des véhicules le long de grands axes; la lutte contre les garages non clôturés; l’interdiction des débits de boisson à proximité des établissements scolaires ou encore la récente suspension de certaines productions artisanales comme le lait, le bissap, le jus de Gingembre…

Dans ces conditions, les populations concernées finissent par ne plus craindre les sanctions, car aucun contrôle sérieux n’est effectué pour vérifier les mesures prises; c’est ainsi que l’on entend souvent dire que nos autorités prennent de bonnes décisions, malheureusement rarement suivies d’effets.

La cinquième République appelée de tous les vœux, devra rompre avec ce passé marqué par des décisions en mal de vivre.
Les autorités gagneraient à suivre l’exemple du premier citoyen du pays qui, en dépit de ses nombreuses charges, régulièrement descend sur les chantiers pour constater l’état des travaux et rappeler l’importance de l’exécution des décisions venues du sommet.

En somme, une décision n’est jamais prise pour nuire: son suivi n’a rien d’un esclavage, il constitue plutôt un monteur indispensable pour conduire la société vers l’ordre, la responsabilité et la félicité collective. À méditer

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