La SEEG n’est toujours pas sortie de l’auberge

Et si l’eau et le courant divorçaient ?.

Malgré la création de nouvelles centrales hydroélectriques et les efforts annoncés pour améliorer les infrastructures, les populations continuent de subir des délestages récurrents qui plongent les ménages dans l’obscurité et privent de nombreux quartiers d’eau potable pendant de longs moments.

Cette situation devenue endémique, soulève de nombreuses interrogations:

Comment expliquer que les coupures persistent alors que les capacités de production sont en train de s’améliorer ?.
Peut-on attribuer indéfiniment ces difficultés à la vétusté des équipements ou au manque de compétences techniques ?.

Les pertes subies par les familles notamment la détérioration des denrées alimentaires et la perturbation de la vie quotidienne, méritent également une attention particulière.

Le cas d’Owendo, qui a récemment concentré les inquiétudes, pose la question de l’évaluation réelle des dommages et du recensement équilibré des ménages affectés.

Si le transport et la distribution simultanée de l’eau et de l’électricité représentent un fardeau trop lourd pour une seule entreprise, il devient légitime d’envisager de nouvelles pistes de réflexion:

L’ouverture du secteur à d’autres opérateurs et la séparation des actions de l’eau et de l’électricité en deux structures distinctes pourraient contribuer à ameliorer la qualité des services et à renforcer les responsabilités.

Toutefois, une telle réforme ne produira ses effets que si elle s’accompagne d’une gouvernance rigoureuse, confiée à des dirigeants compétents , intégres et profondément attachés à l’intérêt général.

Dans la dynamique de la cinquième République, les besoins essentiels de la population doivent demeurer au cœur de toute décision publique.

L’accès permanent à l’eau et à l’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental et une condition indispensable au développement.

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