Un nouveau scandale secoue le ministère de l’Éducation nationale au Gabon, au sein de la Direction centrale des affaires financières, qui regroupe environ 60 agents. Selon un audit mené par l’État gabonais, un détournement de 560 millions de francs a été identifié via une surfacturation des vacations des enseignants.
Vingt personnes ont été interpellées, et l’enquête est en cours pour déterminer les responsabilités exactes. L’une des personnes mises en cause affirme qu’elle n’était pas ordonnateur de crédit et que les décisions venaient de la hiérarchie, ce qui semble pointer potentiellement vers la ministre de l’Éducation nationale, Madame Camélia Ntoutoum, membre du Parti Démocratique Gabonais (PDG).
Cette affaire prend une ampleur importante sur les réseaux sociaux, avec certains appelant à son départ, notamment parce qu’elle est en poste depuis plus de quatre ans. Cependant, il est essentiel de ne pas juger uniquement sur la durée de ses fonctions, mais sur les résultats obtenus. La ministre n’a pas encore répondu publiquement aux accusations, et il est important de respecter la présomption d’innocence en attendant les conclusions officielles.

