À l’Université Omar Bongo (UOB), une pratique décriée par de nombreux étudiants continue de susciter indignation : la commercialisation de fascicules pédagogiques par certains enseignants. Ce phénomène, particulièrement évoqué à la Faculté des Lettres, alimente un sentiment d’injustice croissant.
Selon plusieurs témoignages, certains professeurs conditionneraient l’accès aux devoirs ou à certaines évaluations à l’achat de ces fascicules. Une situation difficile pour les étudiants aux moyens limités, pour qui l’accès au savoir devient inégal.
Cette pratique pose une question éthique : est-il acceptable de vendre des supports pédagogiques alors que les enseignants sont déjà rémunérés par l’État et bénéficient de la Prime d’Incitation à la Recherche (PIRE) ? Pour beaucoup, cela s’apparente à une forme de double rémunération.
Au-delà de l’aspect financier, c’est l’image de l’université gabonaise qui est en jeu. Une institution académique doit garantir l’égalité des chances. Or, le silence des autorités rectorales face à ces pratiques est perçu comme un manque de fermeté.
Face à cette situation, le ministère de l’Enseignement supérieur est appelé à intervenir pour mettre fin à ces dérives. Car l’éducation doit rester un droit accessible à tous, et non un privilège.


