Politique : l’UN et le RPM en état de mort clinique ?

Depuis leur rapprochement avec le pouvoir, l’Union nationale et le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM) peinent à exister politiquement. Autrefois figures de proue de l’opposition, ces deux formations semblent aujourd’hui privées de dynamique et de visibilité.

Il fut un temps où leur identité politique reposait essentiellement sur leur opposition au Parti démocratique gabonais (PDG). Mais depuis leur intégration ou leur alignement avec la nouvelle majorité, cette ligne de confrontation a disparu. Résultat : un positionnement flou et une difficulté manifeste à redéfinir un cap politique clair.

Dans un contexte national déjà marqué par une certaine morosité, l’Union nationale comme le RPM donnent l’impression d’être tétanisés par les enjeux actuels. Leur parole se fait rare, leurs initiatives peu visibles, et leur capacité de mobilisation semble affaiblie.

Certains observateurs estiment que leur malaise tient à leur nouveau rôle au sein de la majorité, notamment dans leur relation avec l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB). Plusieurs de leurs députés et sénateurs auraient bénéficié d’arrangements politiques, notamment de retraits ou de soutiens stratégiques, rendant plus délicate toute posture d’affirmation ou de critique.

Dès lors, une question se pose : ces partis peuvent-ils se réinventer en dehors de l’opposition systématique qui a fondé leur identité ? À défaut d’un repositionnement clair et assumé, le risque est grand de les voir s’enliser davantage dans une forme d’effacement politique.

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, député de l’Union nationale

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