Libreville: Glass et ses coupures intempestives

Libreville, la capitale du Gabon, connaît des coupures d’électricité récurrentes qui paralysent le quotidien des habitants et des entreprises, notamment dans des quartiers comme Glass. Des services essentiels et des commerces ne peuvent fonctionner sans courant, et des coupures tournantes ont été mises en place par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) pour tenter de gérer le déficit. Une récente interruption, bien que courte, a rappelé la vulnérabilité du réseau électrique urbain.

Le déficit énergétique gabonais s’explique par plusieurs facteurs structurels : une demande croissante due à l’urbanisation, des infrastructures de production et de distribution vieillissantes, des pertes techniques et commerciales importantes, ainsi que des contraintes financières qui limitent l’entretien et l’extension du réseau. La dépendance aux centrales hydroélectriques, dont la production fluctue selon les niveaux d’eau, et le sous-développement des centrales thermiques accentuent les coupures, surtout lors des périodes de forte consommation.

Pour résoudre ces problèmes, le gouvernement estime qu’un investissement total d’environ 2 000 milliards FCFA par an sur plusieurs années est nécessaire pour moderniser les infrastructures, diversifier le mix énergétique et réduire les pertes. Des projets de production supplémentaires, des centrales flottantes temporaires et des financements internationaux sont en cours pour stabiliser l’approvisionnement à court terme, tandis que des projets hydroélectriques et des réformes structurelles visent une amélioration durable du secteur électrique gabonais.

Leave a Reply

Discover more from Monsieur Solution

Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

Continue reading