Interpellation de Marcel Libama : les autorités invoquent le cadre légal

Selon notre confrère TV+ Afrique, les autorités administratives et judiciaires estiment que l’interpellation de Marcel Libama s’inscrit exclusivement dans l’application de la loi. Elles réfutent toute lecture politique ou syndicale de cette affaire, affirmant que les faits relèvent du droit pénal et du maintien de l’ordre public, dans un État de droit où libertés et responsabilités doivent coexister.

Si le droit de grève est garanti par la Constitution gabonaise, il demeure strictement encadré. La loi protège également la liberté du travail et interdit toute entrave à l’accès aux services publics ou toute pression sur les agents non-grévistes. C’est sur cette base que les autorités justifient leur action.

Les trois fondements juridiques de l’interpellation

1. Des faits constatés sur le terrain

Les autorités évoquent une situation de flagrance. Marcel Libama aurait participé à des actions visant à empêcher l’accès à un établissement public, tout en exerçant des pressions sur des agents en service. Ces comportements sont passibles de sanctions au regard de l’article 382 du Code du travail et de l’article 314 du Code pénal.

2. Le non-respect des règles encadrant la grève

La réglementation en vigueur, notamment la circulaire de mai 2021, proscrit formellement le blocage des administrations et impose la continuité du service public. Toute perturbation ou entrave est assimilée à une faute grave. Les autorités considèrent que ces règles n’ont pas été respectées, faisant sortir l’affaire du champ syndical.

3. La qualité juridique de l’intéressé

Marcel Libama est retraité et ne dispose plus du statut d’agent public actif. À ce titre, il n’est plus habilité à intervenir au sein d’un service en fonctionnement. Pour les autorités, son implication dans des actions perturbant un service public pose un problème juridique évident et ne peut être assimilée à une activité syndicale.

Les autorités assurent enfin que cette interpellation n’a donné lieu à aucune instruction politique. Selon elles, les forces de sécurité et la justice n’ont fait qu’appliquer la loi, rappelant qu’en République gabonaise, l’exercice des libertés ne saurait s’affranchir du respect des règles communes.

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