Selon le député de la transition Dioumy Moubassango, ces législatives ne réservent aucune surprise : le parti présidentiel, avec ses 120 candidats et ses moyens colossaux, s’arrogera des dizaines de sièges. Ses candidats surferont sans complexe sur la popularité du président Oligui Nguema et sur les réalisations affichées depuis son arrivée au pouvoir.
L’honorable Dioumy assène : « On n’efface pas soixante ans d’ancrage en deux mois. » Une manière de justifier l’inévitable consolidation du PDG, qui présente autant de candidats que de sièges à pourvoir et comptera, lui aussi, un groupe parlementaire important.
Néanmoins, le député n’exclut pas l’émergence d’un troisième groupe, composé d’indépendants, qui pourrait devenir la troisième force de l’Assemblée à moins d’un retournement de dernière minute.
Mais son véritable cri d’alarme porte sur le risque d’une alliance post-électorale entre l’UDB et le PDG. Une telle coalition serait une catastrophe démocratique : elle étoufferait toute parole divergente sous le poids d’une majorité écrasante, réduisant l’hémicycle à une chambre d’enregistrement sans débat ni contradiction.
Le PDG est appelé, pour une fois dans sa vie, à jouer un rôle honorable : celui d’une opposition vigoureuse, capable d’animer et de challenger le débat public.

